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  • LE PARCOURS DU DAKAR 2018 SERA PRESENTE LE 22 MARS...SOYEZ ATTENTIFS AUX NOUVEAUTES!!

- moto

067 - Franco Caimi, motard analytique

Rarement rookie aura autant frappé les esprits. Franco Caimi termine 8e et prend date pour les futurs Dakar.

    Quand tous les concurrent,s ou presque, commencent à relâcher la pression à l'issue de la dernière spéciale de Rio Cuarto, Franco Caimi, lui, reste, concentré sur son Dakar. Sans doute repasse-t-il ce qui ressemble, de loin, à une surprise mais qui à l'écouter procède d'une certaine normalité. « Pour chaque étape je me fixais comme objectif de joindre le bivouac. C'est toujours tellement de kilomètres que l'on sait que tout peut arriver. » Ce qui frappe chez Caimi, 8e d'un Dakar, qui est revenu de l'avis de tous aux bases de l'épreuve, c'est la sérénité et le potentiel : « Je ne veins pas du rallye-raid. Je n'ai commencé à me préparer pour le Dakar que depuis quelques mois. C'est une discipline nouvelle pour moi. » Impressionné par l'ampleur de l'événement, il dit avoir puisé de l'énergie dans le public : « Les gens dans chaque pays traversé transmettait de l'énergie. Cela me donnait de la force. » Une ombre dans ce tableau : la pénalité de une heure reçue par tous les pilotes Honda pour une interprétation erronée du règlement. « Sans ça, je serai 4e aujourd'hui… » . Il remercie bien sûr son entourage, l'équipe. Et comme si le relâchement n'existait pas pour lui, ni la satisfaction du travail bien fait, il ajoute : « Maintenant je vais pouvoir tranquillement analyser la course. » Le dossard 67 du Dakar 2017 n'a pas fini de faire parler de lui.

    Du guidon aux manettes

    Il y a peu, Jordi Viladoms et David Casteu comptaient parmi les têtes d'affiche du Dakar. L'un et l'autre ont même terminé le rallye sur la deuxième marche du podium. Cette année, ils étaient tous les deux aux commandes d'une équipe, Sherco pour le Français, KTM pour l'Espagnol.

      Passés de l'autre côté de la scène, Jordi Viladoms et David Casteu ont changé cette année de costume. Remisant leur habit de lumière au vestiaire, les deux anciens pilotes sont devenus chefs d'orchestre, l'un chez KTM, l'autre pour le compte de l'usine Sherco. Impressions ? « C'est usant », lâche le Niçois. Et de poursuivre en se marrant : « Je crois que l'an prochain je remonte sur une moto ! » Cette pression omniprésente, Jordi l'a aussi découverte. « Je me suis rendu compte cette année que le Dakar est dur pour tout le monde, et peut-être encore plus pour les assistances. Nous sommes une quarantaine de personnes chez KTM avec nos cousins d'Husqvarna. C'est une sacrée organisation à gérer et à maîtriser. » David n'en pense pas moins : « Il faut tout gérer, les mécaniciens, les pilotes, les problèmes techniques... Il faut s'adapter en permanence aux changements, il faut improviser, faire partir les camions et les véhicules d'assistance au bon moment... Le stress est permanent. Quand je courais, j'oubliais tout une fois que j'étais sur la moto. Je n'étais plus concentré que sur ma course. Là, ça n'est plus la même histoire... » Pour Viladoms, cette nouvelle expérience restera inoubliable avec la victoire de Sam Sunderland. « Le plus compliqué, enchaîne le Catalan, c'est de maîtriser le règlement pour ne pas faire d'erreur de stratégie. Quand tu as des pilotes qui donnent le meilleur et qui jouent la victoire, tu ne peux pas leur coûter avec une erreur de gestion. » Que Jordi se rassure, ni Sunderland ni Walkner n'ont eu à se plaindre.

      - auto

      327 - Mission accomplie

      Recruté par Toyota pour aller chercher la victoire dans la catégorie T2, Christian Lavieille a mené à bien la mission qui lui était confiée. Associé à Jean-Pierre Garcin, le Français a réalisé un sans-faute.

        Un Dakar sans problème, ce n'est pas si fréquent. C'est pourtant celui qu'a vécu cette année Christian Lavieille. « Le seul incident que nous avons eu à déplorer, c'est une jante cassée dans un passage hors piste, note le pilote du Toyota #327. Hormis ce changement de roue, nous avons bouclé les neuf mille kilomètres du parcours sans la moindre encombre. Nous n'avons même pas sorti une seule fois les plaques. » Dix ans après sa victoire en Coupe du Monde, Lavieille a donc décroché la victoire du Dakar en catégorie T2, celle réservée aux véhicules de série. Une catégorie tout aussi exigeante que celle des prototypes. « On pilote différemment car les autos sont plus lourdes et moins puissantes, mais c'est tout aussi compliqué », témoigne Christian. Son succès, le Français le partage avec son coéquipier, Jean-Pierre Garcin, irréprochable sur le plan de la navigation, et bien évidemment toute l'équipe Toyota. « La clef d'une victoire au Dakar, c'est une auto fiable et bien préparée, » rappelle-t-il. Exactement celle dont disposait le duo Lavieille-Garcin qui est par ailleurs allé chercher la vingt-troisième place au classement général.

        - SSV

        351 - Leandro Torres : tout pour le SSV

        Venu l'an dernier pour un coup d'essai, Leandro Torres a réussi un coup de maître cette année en s'imposant dans la catégorie SSV nouvellement créée.

          Ne pas se méfier de l'air presque bougon de Leandro Torres. Ce brésilien, tout en rondeurs, a remporté la catégorie SSV et il s'agit presque d'une issue normale tant il avait  bien préparé son affaire.  Pas de triomphalisme ni d'exubérance chez lui. Et pour cause ! « On est venu sur le Dakar 2016 pour faire des tests. Comprendre, voir comment se comportaient notre machine, nos corps, notre mental… On a compris que le Dakar c'est vraiment une odyssée, quelque chose hors-normes. On a tout analysé et on est venu cette année pour gagner. » Objectif atteint avec une certaine maestria puisque le 251 s'impose avec 4h42'34'' sur son dauphin, le chinois Wang Fujiang. Sa domination a été totale avec 3 étapes remportées et un long squat au sommet du classement depuis la 5e étape jusqu'à l'arrivée finale à Rio Cuarto. Si l'irruption de Torres sur le Dakar a été bien préparée, cela fait des années que ce pilote s'était aussi converti en précurseur de la cause SSV : « Lors de ma première course au Brésil, nous étions 4. Deux ans plus tard, il y en avait déjà 33. Le phénomène va se reproduire sur le Dakar, c'est sûr. »

          - moto

          117 - Mieux que prévu

          Alors qu'il n'osait rêver d'un podium, Toomas Triisa a remporté la classe malle-moto. Cerise sur le gâteau, l'Estronien s'est offert la trentième place du classement général.

            Au soir de la deuxième étape reliant Resistencia à San Miguel de Tucuman, Toomas Triisa faisait grise mine. Quarante-septième de l'étape, quarante-neuvième au classement général, l'Estonien pestait après la chaleur et une piste trop rapide sur laquelle il s'était retrouvé en difficulté. « C'était même dangereux », lâchait-il en débarquant dans le bivouac argentine. Il ne savait pas alors que Marc Coma avait pimenté à souhait la suite du parcours. Du sable, du hors piste, de la navigation... Bref, un régal pour les pilotes amateurs en quête d'aventure et de défi. Engagé cette année en malle-moto, Toomas a vite trouvé son rythme de croisière pour grimper dans le classement général et s'installer à la première place de la catégorie. Il ne l'a plus quittée. Le pilote estonien succède ainsi à l'infortuné Jürgen van den Gorbergh. Pourtant favori de la catégorie, le Néerlandais a dû en effet jeter l'éponge avant même son arrivée en Bolivie.









             

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